Hausse des frais d’inscription dans les universités sénégalaises : pour ou contre, le point de vue d’un étudiant

Depuis plusieurs semaines maintenant, le débat sur l’augmentation des frais d’inscription dans les universités sénégalaises fait rage. Cette  idée fait suite après une recommandation  des conclusions de la  Concertation Nationale pour l’Avenir de l’Enseignement supérieur au Sénégal (CNAES).

Aujourd’hui, le système universitaire, qui pense ses séquelles nées de la grève des professeurs pendant la période pré électorale de 2012, menace de tomber complètement malade. Cette menace est formulée d’une part par des étudiants qui n’acceptent pas une augmentation des frais d’inscription et d’autre part, un Etat qui veut camper sur sa position d’augmenter les frais d’inscriptions universitaires sans une concertation réclamée par les étudiants.

Notre pays est, comme partout ailleurs, marqué par des diversités d’ordre économique. Si pour certains, une augmentation des frais d’inscription n’est pas un problème, pour d’autres qui représentent la majorité, ces coûts supplémentaires riment avec abandon du circuit estudiantin car ne pouvant plus payer ces frais.

En effet, une augmentation de 200% des frais d’inscription (10 000 F contre 25 000 F pour la nouvelle mesure, frais d’inscription pédagogique inclus) sonne comme un abandon du cursus universitaire pour certains. Pour d’autres, la mesure est nécessaire mais la manière n’y est pas.

Si on se réfère à la vision de certaines personnes interrogées sur ce sujet, on peut sans doute dire que l’Etat a raison. En effet, dans le secondaire, les inscriptions sont au minimum fixées à 10 000F et jusqu’à présent, les sénégalais paient ce tarif sans mot piper. Si une telle somme est acceptée dans les lycées, pourquoi vouloir conserver cette somme une fois à l’université ?

Pour rappel, les inscriptions à l’université varient d’une faculté à une autre, d’un département à un autre ; l’inscription au niveau de la scolarité est fixée à 4 800 F, donc la différence se situe au niveau des inscriptions pédagogiques qui sont au minimum de 5000F dans les facultés.

De plus, selon l’acceptation de ces personnes, il doit avoir une hausse du coût des inscriptions parce que les charges universitaires sont beaucoup plus consistantes que celles du secondaire ou de l’élémentaire.

Cependant, le fait que l’Etat veuille coute que coute augmenter les frais des inscriptions est on ne peut plus brusque. Pas une phase de transition, rien.

Je pense que, si nous partons sur deux bases claires, il peut ne pas y avoir de problème. La première est adressée aux étudiants. Je prends exemple sur un élève du lycée, il paie 10 000F en seconde et en première puis 15000 en terminale car les 5000 supplémentaires représentent les frais des examens du baccalauréat.

Une fois à l’université, l’étudiant devrait donner 10 000 de plus puisqu’il fait deux examens dans l’année. Ce qui fait que les inscriptions devraient nous couter 20 000F. Ceci n’est que mon point de vue personnel, je le rappelle. Au lieu de cela, l’étudiant paie 10 000F et se retrouve avec une bourse ou une aide boursière, ce que l’élève du lycée ne bénéficie pas. Donc mes camarades disent qu’il n’est pas normal que l’in augmente le prix des inscriptions, je leur dis STOP, raisonnons.

La seconde, s’adresse à l’Etat du Sénégal car je ne suis guère d’accord avec la manière adoptée dans cette affaire. Dans le centre de formation où j’étudie actuellement, notre inscription est fixée à 125 000F (après une subvention de 90% de l’Etat du Sénégal) mais cette somme ne se paie pas cash, elle est allégée pour qu’elle soit payable tout au long de l’année. Cette méthode, si elle était appliquée dans les universités, faciliterait beaucoup le paiement des inscriptions. Ainsi, pour celui qui doit payer 30 000 F, à défaut de payer cash, on peut lui dire de payer cette somme en trois tranches de 10 000F, une à l’inscription, une autre deux mois plus tard et une dernière au quatrième mois.

D’aucuns me diront que ce système est voué à l’échec mais je leur dis non ! Un système informatisé, harmonisé pour toute une université permettra de relever ce défi et de soulager le paiement des frais d’inscription. Ce dernier point sera l’objet d’un autre article qui justifiera ma pensée si besoin est.

Oui pour une augmentation des frais d’inscriptions, Non pour un paiement brusque, brutal.  Image

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