Message à mes chers frères

Ce message, j’aurais dû l’écrire depuis longtemps mais… chaque chose à son temps et le temps parfois nous manque au point de ne pas faire notre devoir.

Chacun se bat pour une raison bien donnée ; certains par principe, d’autres par suivisme.

Trop souvent, nous ne mesurons pas l’ampleur d’un combat mais elle laisse souvent des séquelles, immédiates ou pas.

Nous avons entrainé dans notre combat des innocents, sans le vouloir ou le savoir, nous avons fait d’eux des otages. Ne mérite-t-ils pas de savoir ce qui se passe réellement, ce qui les empêche d’être avec leurs autres frères, ce qui les limite dans leur déplacement ? Oui, ils ont bien leurs mots à dire, ils ont besoin de savoir, ils ont besoin de se rapprocher des autres, ils ont besoin de comprendre.

Certes nous pensons qu’en procédant de la sorte, nous leur protégeons contre un système mais nous leur causons plus de tort que de biens car ils sont victimes de l’incompréhension de tout ce qui se passe.

Non, je ne cesse de le répéter, nous avons perdu d’avance. Notre crise d’adolescence est très longue. Elle est survenue brusquement et le regret vient quand nous analysons qu’il y avait une voie beaucoup plus rapide, beaucoup plus simple que celle que nous avons empruntée aujourd’hui. La rupture, ce mot ne devrait pas figurer dans notre dictionnaire et pourtant, il y est inséré.

Certains, à juste titre, ont choisi de ne pas s’en mêler. Cette non implication ne signifie guère qu’ils n’ont pas leur mot à dire mais plutôt qu’ils ne peuvent pas suivre l’une ou l’autre partie… aveuglément. Cette non implication leur a valu d’être considérée comme des défaillants par les uns et des poltrons par les autres. Mais la conviction qui les anime, comme celle qui anime l’une ou l’autre partie, leur est propre.

Ce combat est un mal nécessaire qui a toutefois atteint sa limite. Unis, nous sommes plus forts, divisés nous manquons aux principes qui guident notre action.

Je comprends ceux qui pensent (et qui n’ont pas tort) qu’il est temps pour les jeunes de prendre la relève des éternels. Bien sûr, chacun fait son temps mais tout a une voie, tout a une procédure.

Je disais plus haut que nous avons perdu d’avance ce combat, la raison elle est simple nous avons mal préparé notre vœu de rupture. Aveuglé peut être par notre trop plein confiance et de pouvoir. Nous avions quatre années pour nous préparer mais sommes restés dans l’allégresse et la myopie pour ne pas dire sommes allés à l’aveuglette. Nous savions tout ce qui se tramait mais nous n’y avons pas accordé d’importance.

Nous avons encore quatre autres années pour nous préparer mais nous restons blottis, renfermés autour de nous sans oser affronter la réalité… qui est unique.

L’avenir se prépare tôt, il ne s’improvise pas. On ne peut pas bâtir une maison sans fondement, fusse-t-il en bois. Je suis pour une alternance comme la majorité des jeunes mais qu’elle se fasse dans les règles de l’art.

Procurons nous les armes comme ils le font, finançons, dépensons, achetons, mobilisons, préparons nous pendant quatre ans. La réussite est au bout de l’effort. Impliquons tout le monde, choisissons dès maintenant ceux qui doivent amener la barque à bonne rive et qu’il n’y ait pas de traîtrise, qu’il y ait des jeunes prêts à partir au combat…intellectuel car nous sommes doués d’intelligence et nous devons agir en conséquence. Et que la tête soit une personne digne de confiance, respectable, respectée et connaissant bien les voies et moyens pour un avenir meilleur.

Nous avons le pouvoir du nombre mais malheureusement nous ne savons qu’en faire. Arrêtons nos problèmes personnels au profit du groupe. Arrêtons de tenir les innocents en otage et regroupons-nous. Nous pouvons tout orchestrer, tout planifier sans qu’il y ait de clans, sans qu’il y ait de mécontents.

Ce combat, n’aura qu’un seul vainqueur, c’est le Mouvement. Donc partons au combat à arme égale mais dans le rassemblement, dans la discipline, dans le respect de tous.

Mon but n’est pas d’offenser une quelconque personne mais d’inviter tout le monde à une maturité intellectuelle qui ne met pas en cause notre engagement, nos principes.

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3 Commentaires

  1. Ah Mon frère,

    Sous la torpide chaleur de Ourossogui, je me suis plu à lire tes réflexions et imagines vers la fin … j’ai eu le sourire aux lèvres. Si tu me demandais la signification de ce sourire je ne saurais te répondre! Ce sourire si joyeux en accord avec une partie de ta réflexion est ce même sourire enceinte d’un sarcasme que j’ai exprimé tout le temps et dernièrement en un tome de 15 actes dont 4 ont été publiés jusque là.

    je demeure quiet et valide ce que tu as dit.
    Je valide, je cite « Chacun se bat pour une raison bien donnée ; certains par principe, d’autres par suivisme. »
    aussi je valide, je cite « Unis, nous sommes plus forts, divisés nous manquons aux principes qui guident notre action  »
    je suis d’accord, je cite « Procurons nous les armes comme ils le font, finançons, dépensons, achetons, mobilisons, préparons nous pendant quatre ans  » et aussi je suis d’accord je cite « Ce combat, n’aura qu’un seul vainqueur, c’est le Mouvement. Donc partons au combat à arme égale mais dans le rassemblement, dans la discipline, dans le respect de tous  »

    Permets moi mon ami et frère de te suivre dans ta logique d’une maturité intellectuelle. Merci de convenir avec moi que depuis l’humanité aucun gouvernement n’a jamais fait l’unanimité. Mohamed (PSL), Jesus, Obama, Mandela, Giresse, Youssou Ndour, Yekini, Toi, Moi et toute autre personne ayant tenu les rênes d’une quelconque organisation aussi minime soit elle. Mais la différence se trouve dans la capacité et le charisme à transformer ces antagonismes en forces objectives produisant des avancées notables pour la survie de l’organisation. Mais ne durons pas sur ce terrain car je sens aisément que nos pensées s’y rejoignent, tu sais mieux que moi reconnaître la compétence, l’intelligence, l’habileté et la lucidité.

    Mon ami, mon frère, tu n’as offensé personne et que celui qui se considère comme tel, le soit.
    Je ne vais pas exposer les parties joyeuses qui m’ont fait sourire, pour ne pas comme on le dit proprement chez nous « Nétalli guente djambour ». Je prendrais un peu de temps pour réfuter une partie de tes dires, juste tes dires je ne peux absolument rien contre ta liberté de penser et je me peint de la maturité intellectuelle à laquelle je me sens invité.

    Je refuse mon ami, je cite  » renfermés autour de nous sans oser affronter la réalité… qui est unique « . Tu es au courant d’un document sous titré Mémorandum et accepté par tous, tous sans exception aucune. Je défie à travers ma réponse quiconque se présentant devant l’humanité pour invalider ne serait – ce un sous point, je dis pas un point mais un sous point de ce qui a été évoqué dans ce document. Nous l’avons affronté cette vérité, elle est unique et nous nous sommes ouverts à tous? Si tout le monde accepte une chose et que ceux qui guident la barque ayant accepté, salué, remercié, et même approprié cette vérité refusent de s’y conformer. et de s’appliquer, mon cher Ghindo je m’en remets à toi pour me dire ou se trouve le probleme?.

    Mon ami, mon frère je refuse, oui je refuse « Arrêtons de tenir les innocents en otage et regroupons-nous. Nous pouvons tout orchestrer, tout planifier sans qu’il y ait de clans, sans qu’il y ait de mécontents. » Je n’aurais pas besoin de préciser mon antithèse car tu me serviras de temoin. N’y avait – il pas un collègue responsable de camaraderie qui disait de penser aux innoncents (Jeunes, nouveaux et colons)? Ce dernier qui au su et au vu de tous s’approcher de tous pour convoquer et demarcher dans le but de reduire le fracas clanique que les convoyeurs de colere nous imposaient? Ah oui! ce dernier avait convoqué des rencontres d’informations et de conciliabule à Grand Yoff, à Grand Dakar, au CDD, pour prier à tous et à toutes de se reunir autour de l’essentiel. Ce dernier qui courait aux domiciles des autorités dirigeantes tel un talibé quémandant le retour aux principes, n’a t-il pas voulu liberer les otages? N’a t-il pas regrouper? Ne s’est-il pas efforcer à minimiser les mécontentements?
    Qui n’ a pas suivi? qui n’a pas été sincère? qui a annihilé ses ambitions? ceux qui étaient avec lui ou ceux chez qui ils allaient et qu’ils convoquaient. Aides moi à trouver ma réponse?.

    Il est 00h, il fait nuit je m’en vais au lit. Mais je suis pas d’accord et je refuse, je cite  » Nous savions tout ce qui se tramait mais nous n’y avons pas accordé d’importance. » Personnellement, voila ce qui me chauffe plus que ce climat nocture de Matam avec ses 40°. Permets moi de m’emporter et d’aiguiser mes griffes. Mon ami Ghindo, je te poserais ces trois questions lorsqu’on se reverra.

    1- Hier nous étions tous là? Hier c’est l’histoire. cette histoire se tramait et se manigançait. Lorsqu’un groupe a crié et a haussé le ton en récitant l’histoire, en rappelant les tares et les vices, ceux qui ont vécu cette histoire ont mécru, ceux qui ont insulté hier sans se cacher, amadouent aujourd’hui dans l’ombre et pire les piroguiers qui ont juré devant Dieu et devant l’humanité que c’est fini « djouli toubab » sont ceux qui aujourd’hui font semblant à contre coeur d’être d’accord. Kxkxkxkxkxkx !! Heun heun 1er Question : Anni lou fi diar Fumiste ak Gorédi?

    2-  » Ce combat, n’aura qu’un seul vainqueur, c’est le Mouvement ». Ce meme combat est celui qui a été porté par les « nos dirigeants d’aujourd’hui » à l’encontre de la la Grande maison mere? Tu te souviens? Nous avons encerclé, empéché les gens de travailler, menacé des agents de la maison mere parce qu’on les accusait de médisance, de forfaiture, de détournement … Quoi d’autre? Euuuuuh Oui de copinage (Choix persistant sur une catégorie d’êtres humains » au détriment des principes et des valeurs fondamentaux. Ne sommes nous pas entrain de vivre la meme chose? : Kan moy beugue mbeed mi sett, keuram tilim té khassaw? Bo sétté beu sett, copain waroul niakk dé? ndakh fo dem, amna gnou meunoul am xel té nitté mais 2em question : Est ce que iow Ghindo di nga ko nangou?

    3- Mon frere, tu as réfléchi et tu l’as répété sans cesse « Non, je ne cesse de le répéter, nous avons perdu d’avance » Mais je t’invite à pousser la reflexion, à bien reflchir plus profondément sur ceux qui ont réellement perdu. Qui est le plus grand perdant? Qui continue à perdre?
    Les autres pays? Non je crois que Non! ca avance bien chez eux sauf au Népal, au Libéria, au Yemen, en Palestine, au Burundi et blague à part je prie pour eux.
    Les autres départements du Pays? Non la aussi je crois que ca gere tant bien que mal et ca avance meme chez les gélés ca se reunit et ca regroupe activement.
    Les comités locaux et camaraderies? Non Non non ils ont compris le principe et la vérité travaillez dans vos bases respectives, invitez, informer et rapporter.
    Il ne me reste qu’une proposition: l’instance dirigeante qui a été élue, qui sera évaluée et à qui nous demanderons des comptes, l’instance qui sera jugée par ses resultats, par son leadership et par sa compétence à reunir, à assister et à célebrer? 3em question : Penses tu comme moi qu’à l’heure du bilan, les véritables perdants seront ceux qui n’ont rien à dire?

    J’espere que j’ai pas trop écrit… Tmtc nous sommes des littéraires et le débat de tes reflexions est passionant! Prépares moi mes réponses, epargnes moi les fautes je rédige dans la chaleur, sous le poids de la fatigue et du sommeil mais avec le coeur gai je te souhaite de passer une excellente nuit.

  2. Mon frère,
    C’est avec intérêt que j’ai lu ton « si long commentaire ». Certes les conditions de rédaction de celui-ci ne sont pas du tout faciles mais je me félicite de ta réponse.
    Oui, mon frère, j’accepte avec philosophie tes critiques et consens à apporter quelques précisions qui éclairciront ma pensée.
    Quand je disais que nous n’osons pas affronter la réalité, c’est justement pour décrier la situation d’aujourd’hui. Un mémo a certes été rédigé mais si ceux rament ne le lisent pas, cela ne signifie pas que la barque se renversera. Tu n’es pas sans savoir qu’il est difficile pour un politicien d’approuver le plan de son opposant… suis ma pensée.
    Secundo, c’est dans la même optique de ce responsable que je lance cet appel à tous. Oui mon frère, si nous répondons au sourd par le silence alors comment devons-nous être considérés? La préparation pour les 4 prochaines années devrait nous animer, rien d’autre.
    Je ne veux pas faire de cette tribune un plateau de « Question pour un Champion » mais je répondrai quand même à tes questions à la mesure du possible.

    1-Mon frère, permets moi de préciser ma pensée quand je disais : « Nous savions tout ce qui se tramait mais nous n’y avons pas accordé d’importance ». Je le répète et je persiste sur ce point. Je développe.
    Nous savions tout ce qui se tramait : Nous savions d’avance que le renouvellement ne sera pas du tout facile, nous savions d’avance que les indéboulonnables seront toujours là. Oui je parle d’indéboulonnables parce que justement nous ne faisons rien qui puisse les déranger. Nous savions d’avance que la parole à elle seule ne peut rien faire, sinon mettre informer aux autres qui n’ont pas accès à l’information. Nous savions également que le nombre est avec nous mais les grandes décisions sont orchestrées par un petit groupe. En tant que géographe, tu sais pertinemment que 80% de la richesse de ce monde sont détenus par 20% de la population suis ma pensée et fais une corrélation. Encore une fois, mon ami mon frère tout comme Zoss, nous avons laissé à Gouy gui le temps de faire son djatt, il a suffi au baobab d’un petit coup pour nous faire tomber. Ils sont certes un baobab mais sur la route de la forêt tropicale, les baobabs n’ont pas lieu d’être.
    Armons nous, je le répète et tu sais aussi bien que moi que l’arme pour tout changer n’est ni la langue ni la force, mais plutôt la finance, la dépense.
    2-Le combat du baobab, bien que n’étant pas présent dans le mouvement au moment des faits, les différents récits très détaillés de mes chers amis frères m’ont plongé dans l’ambiance de ce combat. Oui et si nous faisons de même aujourd’hui, la roue ne risque telle pas de tourner ? Les jeunes s’étaient engagés, toujours prêts au front, bafouant règlement intérieur et hiérarchie pour une cause noble mais toujours la tête en a bénéficiée, les pieds et les mains en souffrent. N’est-ce pas là une preuve que le modus operandi devrait être réadapté ? En gestion de projet, on nous demande souvent de faire un suivi pour justement voir les points forts et les points faibles de l’action. Avons-nous fait un débriefing après le combat ? Qui a gagné ? Qui a perdu ?
    Je suis pour une rupture comme le disent mes amis politiciens mais une rupture pacifique, dans les règles de l’art. Ne les laissons pas s’accaparer de ce qui les maintient ici. Faisons comme eux. Ils ont acheté tous les balais mais la maison n’est pas encore propre ; achetons des balais et balayons, quoi de plus simple. Tout mon discours tourne autour de ça.
    3-Mon frère, nous avons perdu d’avance ce combat qui devait se traduire par une application de nos revendications. Qu’en est-il aujourd’hui ? Qu’est ce qui a changé depuis lors ? Avons-nous eu satisfaction de notre combat ? C’est sur cet état de fait que je parle de perdants. Nous n’avons pas eu gain de cause donc nous avons perdu.
    A l’heure du bilan, ils feront le leur et je souhaite qu’il soit positif car tout ce que je désire c’est que le mouvement soit comme en 2010 quand j’y intégrais, quand je voyais pour ma première fois des jeunes être responsables de quelque chose qui marche, quand tous les volontaires riaient et souriaient ensemble, quand nous étions tous réunis sans parties aucunes (en ma connaissance). Oui tout le monde est appelé à faire le bilan mais jusque-là, à ce que je sache il n’y a pas encore eu de passation de service…
    La division n’a pas son intérêt. Nous savons tous où se trouve le poids démographique du département, nous savons tous quels sont ceux qui mobilisent le mieux, nous savons tous que nous avons notre mot à dire.
    Je suis certes un sénégalais qui répond aux questions par des questions mais nous ne pouvons-nous en empêcher ?
    Nous avons tous un désir de bien faire, j’ose l’espérer. Mais avons-nous adopté la bonne stratégie ?
    J’avais commencé à répondre hier mais une coupure d’électricité m’a forcé à me coucher. J’espère avoir répondu (partiellement) à tes questions.
    Désolé pour la chaleur de Ourossogui, moi je suis sous une température ambiante de 18°C, la moitié de ta peine ! Je profite du peu de temps que j’ai pour apporter des éléments de réponse.

  3. cher Ghindo,
    En lisant tes mots il se passe en moi un grand sentiment de satisfaction.
    J’ignore tes motivations, tes objectifs encore moins ta vision, mais je sens que tu as le patriotisme en toi,  » la VOLONTE de la terranga ».
    Permet moi seulement de te dire que tu toucherais plus de jeunes en résumant souvent tes articles ( kilométrique boy ).
    Toutefois le contenu est riche et reste un cri de coeur.

    kharighato, mon frère… et j’espère te lire très bientôt

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